mercredi 25 février 2015

Portrait d'un hivernant à Crozet - Jonathan, électronicien/logisticien de l'IPEV

Jonathan se rend à son travail de l'après midi. Objectif, réparer un câble au marégraphe.Photo: Alain RICCI

Identité : Jonathan NIFENECKER
Age : Il est né le 15 février 1987 à Belfort et a fêté récemment ses 28 ans à Crozet.
Bien ancré dans sa région de Belfort d'où il tient un superbe accent, il a aussi pas mal voyagé dans le monde pour des projets personnels.
Profession : Ingénieur en génie électrique et systèmes de commandes.
Parcours : Très tôt dans sa jeunesse, Jonathan s’est passionné à examiner, démonter, réparer tout se qui touchait à l’électronique. Facile, car son papa cadre supérieur chez Général Électrique au contrôle de commandes ramenait parfois du travail à la maison. De là est née sa curiosité, il lui faut connaître le fonctionnement de ce qui l’entoure, donner du sens à son environnement, pas seulement du point de vue électronique mais surtout aujourd’hui d’un point de vue scientifique.
Photo: Alain RICCI
Après cinq années d’études à l’Université de Technologie Belfort Montbéliard (UTBM), il est recruté en CDI chez Alstom transport à Villeurbanne. Goût d’aventure et toujours curieux de découvrir d’autres applications à son métier, il n’occupera ce poste que deux années avant de postuler pour un contrat de VSC (Volontaire Service Civique) de logisticien/électronicien à l’IPEV (institut polaire Paul Émile Victor). 
En tenue de "manipeur" aux côtés d'un Grand Albatros. photo DR
Il arrive à Crozet le 12 novembre 2014 et y restera jusqu’à l’OP4 de décembre 2015. Au préalable, il a suivi une formation accélérée de deux semaines dans les différents laboratoires concernés à Strasbourg. Sa fonction ici consiste à soutenir tous les scientifiques dans leurs programmes.
Après avoir réparé le câble il faut tester la ligne. Photo: Alain RICCI
Il faut faire face à toutes les pannes d’équipements, comme un récemment le spectrophotomètre qui mesure la pigmentation du bec et des plumes des Manchots royaux ou encore remettre en service la station du marégraphe à la Baie du Marin. L’éloignement rend vulnérable tous les programmes et la moindre panne sur un équipement peut avoir des conséquences sur la poursuite de la recherche sur place.
Ce jour-là, il est aussi dans les mesures...mais de poussins Manchots royaux, longueur du bec, des ailerons et des pieds. Photo: DR
Il a également en charge la maintenance et le réapprovisionnement des trois  cabanes de transit. Dès qu’il en a l’opportunité, Jonathan se propose pour aider les « manipeurs » dans les différents programmes. Il se retrouve aussi parfois aide anesthésiste, préparateur en injection ou encore effectue les mesures sismologiques ou sur le magnétisme et mesures absolues.

Jonathan en assistant de bloc. photo: Camille Dupaigne
Il lui arrive également de participer au nourrissage des jeunes Manchots.
Sa contribution est d’autant plus appréciée car la campagne d’été a été réduite de deux mois pour permettre la jouvence du Marion Dufresne. Il y a donc moins de scientifiques présents sur base, sans pour cela que l’activité des programmes ait été réduite; l’entraide joue à fond!

Dans sa nouvelle vie à Crozet, il apprécie cette communauté hétéroclite constituée de militaires, de scientifiques et de contractuels qui fait la richesse du groupe.
Sa polyvalence l'amène également à participer à la sécurité de la zone de dépotage de l’hélicoptère en compagnie de Philippe et Clara. Photo: Alain RICCI
Dès qu’il en a l’occasion il s’entraine au jonglage, un de ses hobbies, avec la ferme intention d’arriver à franchir le cap d’un jonglage à cinq balles à son retour…

Autre défi, parcourir un Marathon, et là il a de quoi s’entrainer sur les transits de l’île mais attention il y a de la concurrence!
A l'entraînement, Sébastien, Camille, Yann, Mohamed et Jean-Daniel...il ne manque que Jonathan!
Son avenir après Crozet, c’est peut-être se mettre à disposition des laboratoires pour répondre à leurs besoins en matériels spécifiques de recherche et dont il connaitra les applications sur le terrain; mais ça c’est encore trop loin et il se donne le temps d’y réfléchir...

3 commentaires:

Dan a dit…

L'accent franc-comtois à du charme !!! Dan

Anonyme a dit…

Je ne comprends pas... Que fait une girafe en antarctique ?

Reiniche a dit…

Un girafon s'il vous plaît, un Girafon, Monsieur l'Anonyme !