dimanche 25 octobre 2026

Une soirée pour célébrer la Mission 63


À Crozet, certaines soirées ont une saveur particulière. 

À l’approche de l’arrivée de la relève et de l’effervescence qui accompagne chaque changement de mission, toute la Mission 64 s’est mobilisée pour consacrer une journée aux partants de la Mission 63 et célébrer l’année qu’ils viennent de passer sur l’île.

Un après-midi placé sous le signe du jeu et de la convivialité

Les festivités ont débuté dans la serre, autour de crêpes préparées par un Toulousain de l’équipe et de jus de fruits. L’occasion de se retrouver pour une série de défis opposant les Missions 63 et 64 : chamboule-tout, puis beer-pong… avec de l’eau, bien entendu ! Quant au score final, il restera confidentiel.

 

 

 

 

 

 

 

La dernière épreuve à la serre était consacrée à la 63 : « Au kilo près ». Le principe ? Soupeser des sacs opaques remplis de poids, puis deviner à quel animal emblématique de Crozet correspondait chaque masse. Une épreuve qui a mis à l’honneur leur connaissance du terrain et leur grande expérience de la faune de l’archipel. Après une année sur place, ils ont eu le temps d'affûter leurs connaissances !

 

 



Une année à Crozet, des souvenirs à partager

En soirée, direction la VieCom pour un cocktail offert en l’honneur des partants. Le chef de district a pris la parole pour les remercier de leur accueil, de leur engagement et de tout ce qu’ils ont apporté à la vie du district.

En deux mois, les hivernants de la Mission 64 ont déjà eu le temps de s’attacher à ceux qui les ont accueillis, guidés et accompagnés dans la découverte de cette île si particulière : ses manchots, ses albatros, ses mouches, ses cabanes, ses transits, ses « nains »

Les soirées danses et ciné, les jeux de société, le Nature Quiz et cette aurore australe partagée ensemble font désormais partie des souvenirs communs des deux missions.

Car deux mois, ailleurs, c’est court. Mais à Crozet, c’est largement suffisant pour créer des liens. 

Après les remerciements, place au dernier jeu : « Tu ris, tu sors ! ». Puis la soirée s’est poursuivie au rythme du DJ, entre danse, billard, fléchettes et éclats de rire.




Une dernière soirée avant la relève

Cette journée était aussi l’occasion de souhaiter aux partants de retrouver les plaisirs du quotidien : sortir sans regarder la météo, se déplacer sans préparer de VAC ou prendre un café sans que cela devienne un événement collectif ! Avec, bien sûr, une dernière consigne : continuer à suivre le blog de Crozet pour garder un œil sur la vie de la base.

Au-delà des défis et des festivités, cette soirée célèbre surtout une belle aventure humaine. Dans l’isolement de l’archipel, les liens se tissent vite et les moments partagés prennent une dimension particulière. Ils éclairent les journées, renforcent la cohésion et donnent à cette expérience collective une saveur unique.

Un grand merci à Solène, Oriane, Alice, Lou, Sara, Charles, Arnaud, Arnaud, Anne-Adélaïde et Dimitri, ainsi qu’à Xavier, pour son travail, les moments partagés et sa présence à nos côtés. Xavier n'a fait que deux mois avec nous mais il fait entièrement partie de la 64. C'est un membre apprécié de l'équipe qui va nous manquer. Bon vent à Amsterdam, nous te retrouvons dans un an.


La Mission 63 s’apprête à retrouver ses proches et une vie bien différente. La Mission 64, elle, poursuit son aventure, avec quelques souvenirs de plus et une pensée particulière pour ceux qui ont contribué à faire de cette île bien plus qu’un lieu de travail.

À la Mission 63 et à cette belle aventure humaine qu’est Crozet !

vendredi 23 octobre 2026

Une aurore australe à Crozet : quand le ciel rassemble les hivernants

Le 10 octobre 2026, l’archipel de Crozet a offert aux hivernants de la mission 64 un spectacle aussi rare que fascinant : une aurore australe. Au-delà de la beauté du phénomène, cette parenthèse hors du temps a été un moment de partage et de cohésion pour toute l’équipe de la base Alfred Faure.  

C’est quoi, une aurore australe ? 

Une aurore australe est un phénomène lumineux provoqué par l’interaction entre des particules chargées provenant du Soleil et les gaz de la haute atmosphère terrestre. La Terre possède un champ magnétique qui dévie une grande partie de ces particules. Certaines sont toutefois guidées vers les régions polaires. Ces interactions libèrent de l’énergie et donnent naissance à des voiles lumineux aux couleurs changeantes, souvent verts, parfois rouges ou violets. 

Dans l’hémisphère Sud, ces lumières portent le nom d’aurores australes. Leurs cousines de l’hémisphère Nord sont les aurores boréales. Leur apparition reste difficile à prévoir, ce qui rend chaque observation particulière. À Crozet, le 10 octobre, le ciel nous a offert l’une de ces parenthèses rares, où la science laisse place à l’émerveillement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment nos instruments détectent-ils ces phénomènes ? 

Sur la base Alfred Faure, des magnétomètres mesurent en continu les variations du champ magnétique terrestre. Ces instruments très sensibles permettent de suivre ses évolutions au fil du temps, y compris celles qui sont imperceptibles pour nous. 

Mais pourquoi réaliser ces mesures à Crozet ? Situé dans l’océan Indien austral, à proximité des régions polaires, l’archipel occupe une position intéressante pour étudier les interactions entre le Soleil et la Terre. Lorsque l’activité solaire s’intensifie, les perturbations qui en résultent peuvent modifier le champ magnétique terrestre. Ces variations, parfois associées aux orages magnétiques, sont enregistrées par les instruments et apparaissent sous forme de courbes dans les données scientifiques. 

Le 10 octobre, nous avons ainsi pu retrouver dans nos enregistrements la signature de perturbations magnétiques associées à l’activité géomagnétique. 

Ces données apportent un éclairage complémentaire à l’observation de l’aurore australe : tandis que nos yeux en perçoivent les lumières, nos instruments mesurent les variations physiques qui accompagnent l’activité du système Soleil-Terre. Grâce à ces observations réalisées en continu, les scientifiques peuvent mieux comprendre les effets de l’activité solaire sur notre planète et suivre l’évolution du champ magnétique terrestre.   

Un ciel qui rassemble

Sur une île isolée du monde, où le quotidien est rythmé par les missions scientifiques, les travaux et la vie en collectivité, certains instants offrent une pause bienvenue. Le 10 octobre, les regards se sont tournés vers le ciel. Les préoccupations du quotidien ont laissé place à l’émerveillement partagé. 

Autour de ce spectacle inattendu, les hivernants ont vécu un moment simple, rare et précieux. Car l’hivernage ne se résume pas au travail et aux missions accomplies. Il se construit aussi dans ces parenthèses qui rapprochent, forgent des souvenirs communs et renforcent les liens d’une équipe. À Crozet, certaines nuits rappellent que la beauté de l’aventure tient autant aux merveilles que l’on observe qu’aux moments que l’on partage.  

mercredi 30 septembre 2026

Un mois de vie sur la base

Depuis l’arrivée de la Mission 64, la vie sur la base Alfred Faure s’installe progressivement, entre travail, activités, sorties et moments partagés. La vie collective bat son plein, avec plusieurs anniversaires célébrés sur la base, une soirée jeux télévisés, mais aussi des moments plus spontanés autour du billard, du baby-foot ou encore de la musique. Autant d’occasions de se retrouver et de faire vivre la convivialité sur la base. Par ailleurs, le salon Val&cut est officiellement ouvert !
Le sport n’est pas en reste, avec un challenge sportif mensuel réunissant les différentes équipes et la mise en place de séances de yoga. Des moments pour se dépenser, se challenger et prendre soin de soi, tout en renforçant les liens entre les différents services.
Les activités des équipes reprennent également progressivement leur rythme. Les chantiers reprennent et les sorties manip ont repris pour l'ensemble des programmes, permettant de retrouver les habitudes de terrain et de partir à la découverte des différents secteurs de l’île.
Enfin, les premières semaines ont été rythmées par plusieurs formations essentielles : secours et sauvetage, sécurité, formations médicales… Ici, l’éloignement et l’isolement nous imposent une grande autonomie : chacun doit être prêt à intervenir et à compter sur le collectif en cas de besoin.
Un premier mois bien rempli pour la Mission 64, marqué par une belle dynamique collective, entre travail, sport, formation, découverte du territoire et moments de convivialité.

Une naissance et les premiers orques en baie du Marin !

Les hivernants de la base Alfred Faure ont la joie d’annoncer une naissance en baie du Marin ! Le 15 avril à 8h30, alors que l’équipe Infra était venue sécuriser le shelter, elle a eu la surprise d’assister à l’arrivée du premier "bonbon" de la saison : un adorable jeune éléphant de mer venait de naître ! Il sera baptisé Jacques.
À peine arrivé au monde, le petit reste étroitement surveillé par sa mère, qui veille sur lui pendant ses premières semaines. Les éléphants de mer du Sud viennent en effet chaque année sur les plages de Crozet pour se reproduire et mettre bas. Les jeunes passent ensuite plusieurs semaines auprès de leur mère, le temps de prendre des forces avant leur première mise à l’eau.
Ces naissances marquent aussi le début d’une période particulièrement animée dans la baie. Car les « bonbons » ne sont pas les seuls à faire leur retour : les premiers orques de la saison ont également été aperçus en baie du Marin ! Attirés notamment par cette abondance de jeunes éléphants de mer, ils viennent profiter de cette période riche en proies. Une observation toujours très attendue sur la base, qui déclenche immédiatement la curiosité et l’excitation de toute la mission. Et lorsqu’ils sont repérés, le message ne tarde généralement pas à circuler : « À toute la base, à toute la base… orques en BDM ! » En quelques secondes, les regards se tournent vers la baie et chacun espère avoir la chance de les apercevoir.
Entre les premiers « bonbons » de la saison et le retour des orques, la vie sauvage reprend pleinement ses droits autour de la base Alfred Faure.