jeudi 9 janvier 2014

Un chorégraphe contemporain en résidence d’artiste à Crozet

Arrivé le 11 décembre dernier lors de l’OP4 2103, Paco Dècina est l’un des deux lauréats du projet « Ateliers des ailleurs 2 » (*). 


Photo Mathilde FONTAINE
Chorégraphe, formateur et directeur artistique de la Compagnie Paco Dècina, il va vivre à Crozet, jusqu'en mars 2014 (départ à OP1), une expérience tout à fait particulière, loin des images du monde.







"Quoi de plus excitant pour quelqu'un comme moi passionné par la relation entre l'homme et la nature, la circulation des énergies, l'étude des fréquences et des rythmes, de pouvoir faire retour à ce jardin non contaminé et d'écouter la force de son silence, enrichi par l'absence de toute pollution humaine." 

Paco Dècina se définit comme un chorégraphe de l’épure et de l’harmonie.

Son projet original sur l’archipel de Crozet est une méditation philosophique entre l’écriture chorégraphie et le contexte au travers de captations sonores qui composeront la musique de la pièce chorégraphique.
Passionné par la relation entre l’homme et la nature, la circulation des énergies, l’étude des fréquences et des rythmes, cette résidence à Crozet est un territoire de recherches et d’expérimentations pour une création artistique à venir.
Photo Mathilde FONTAINE
Une chorégraphie "La douceur perméable à la rosée" (titre provisoire) sera le témoin de cette expérience australe… 

Elle verra le jour en 2015 en région parisienne au Théâtre 71 ainsi qu'au CND. 

Paco Dècina est né à Naples en 1955. Il découvre la danse avec la rencontre du chorégraphe américain Bob Curtis qui va l'initier aux techniques afro-cubaines. A Rome, il travaille la danse classique avec le chorégraphe Vittorio Biagi, et bientôt il est engagé dans d'autres compagnies. Il se rapproche de la danse contemporaine et travaille les techniques américaines. En 1984, il s'installe à Paris. En 1986, il fonde la compagnie Post-Retroguardia. 

Vous pouvez retrouver sa biographie complète et ses créations sur le site : www.pacodecina.fr

(*) 
Cette résidence de création a pour ambition de permettre à deux artistes, immergés dans l’univers singulier des bases subantarctiques françaises (Crozet et Kerguelen), d’expérimenter un projet artistique. 
Elle est mise en œuvre par le Fonds régional d’art contemporain – La Réunion, et proposée par l’administration supérieure des Terres australes et antarctiques françaises (Taaf) et le ministère de la culture et de la communication / direction des affaires culturelles – océan Indien (Dac-oI) avec le soutien d’Air France. 

samedi 4 janvier 2014

La baie du "La Pérouse"

Pour se rendre de la base Alfred Faure à la baie du "La Pérouse", il faut environ 5h de marche en fonction des conditions météorologiques.


Après avoir contourné le Mont Branca, traversé le morne et caillouteux plateau des pétrels, et franchi la crête du Styx, le randonneur peut apercevoir un lac suspendu appelé le "lac perdu".
Le lac perdu, suspendu au loin - Photo Serge FUSTER
Les skuas, maîtres de lieux, viennent s'attaquer aux chaussures du Discro - Photo Serge FUSTER
En quittant le lac perdu, et avant d'entamer la descente par la rivière vers la vallée qui s'ouvre sur la baie du La Pérouse, il est possible de faire un crochet par le cap du Galliéni et ses falaises impressionnantes de plus de 400 m de hauteur.
Les falaises à l'est, vues du cap du  Gallièni - Photo Serge FUSTER
A l'ouest du cap du Galliéni, la vue permet d’admirer la baie du "La Pérouse".
La baie du "La Pérouse" et la plage, du haut du cap du Galliéni - Photo Serge FUSTER
Pour atteindre la baie et sa plage, il faut ensuite rejoindre la rivière qui se faufile vers la vallée.



La descente, la plage de la baie du "La Pérouse", et sa colonie d'otaries - photos Serge FUSTER
La plage abrite une colonie d'otaries, particulièrement hargneuses en cette saison. Les mâles veillent sur leur harem et les femelles protègent leurs petits. Il faut donc être très prudent et respecter les distances de sécurité pour éviter de se faire charger et mordre. 

Les gorfous "macaroni"
Les hauteurs de la plage abritent également une colonie de gorfous "macaroni".

De l'autre côté de la vallée, le panorama change encore. On peut observer le point culminant (571m) du cap du "Gallièni", et juste en dessous le fameux "téton de l'Amazone", énorme rocher à la forme caractéristique.

Le "téton de l'Amazone"
Sur la crête ouest de la vallée se dresse la Tour Blanche, immense formation d'orgues basaltiques, évoquant les vestiges d'une civilisation mystérieuse disparue.



La tour blanche - photos Serge FUSTER

Du pied de la Tour Blanche, le panorama sur la vallée est époustouflant. Le pic du Mascarin, dégagé de ses nuages pour une fois, domine ce paysage minéral sauvage.

Le pic du Mascarin (934m) - photo Serge FUSTER
Le fond de la vallée permet d'accéder au col du Mischief, caché dans la brume, et qui permet de rejoindre la Grande Coulée en passant par les crêtes et les cratères.

La rivière au fond de la vallée, qui permet de remonter jusqu'au mont Mischief (921m) - photo Serge FUSTER

mercredi 1 janvier 2014

Bonne et heureuse année 2014 !


 Une jolie table et une salle de restaurant décorée pour l'occasion....





.......un délicieux menu élaboré par Nicolas et Sébastien, les deux cuisiniers de la base...



Photos Aurore BOURGUIGNON
...tous les éléments étaient réunis pour passer une excellente soirée de fête.


Après le repas, les membres de la mission 51 se sont retrouvés au Cronibar pour le décompte des dernières secondes de l'année 2013. 
La soirée s'est ensuite poursuivie jusqu’à l'aube sur la piste de danse.


mardi 31 décembre 2013

Quelques photos du repas de Noël ...

C'est aux chandelles que les Crozétiens ont partagé le repas de Noël. Ils ont pu déguster de délicieuses langoustes de l'île d'Amsterdam, un velouté de citrouille du Cap et de la ballottine de chapon. Les deux cuisiniers, Nicolas et Sébastien, ont été chaudement félicités à la fin du repas.



Repas aux chandelles - Photo Olivier DUROC
Cette année à Crozet, le Père Noël a été remplacé par la Mère Joëlle. A minuit, cette dernière s'est acquittée très sérieusement de la distribution des cadeaux aux hivernants.
La distribution des cadeaux par la Mère Joëlle

Olivier et la Mère Joëlle