lundi 13 avril 2015

Photo de la semaine 16

La photo de la semaine nous fait découvrir un petit groupe d'Albatros fuligineux à dos clair qui nichent généralement sur les falaises de l'île de la Possession. Cette espèce ne se reproduit qu'une fois tous les 2 ans, et peut vivre plus de 50 ans. Les œufs sont pondus entre octobre et novembre et les éclosions s’étalent entre décembre et janvier. Les éclosions sont particulièrement synchrones au sein d’une colonie.
Ces jeunes de l’année prendront leur envol entre mai et juin et n’atteindront leur maturité sexuelle qu’entre 7 et 12 ans.
Photo: Camille DUPAIGNE
L'Albatros fuligineux pèse de 2,5 à 3,7 kg (maximum de 4 kg) pour une envergure de 1,8 à 2,2 m. Ses ailes sont effilées et sa longue queue est pointue à son extrémité. Son corps est gris cendré. Les parties supérieures brun grisâtre présentent une zone plus claire sur le dos. Le bec noir est bordé d'une ligne bleue sur la mandibule inférieure. Les cercles orbitaux sont blancs et interrompus en avant des yeux. Il se nourrit dans les eaux antarctiques, alors que son cousin le fuligineux à dos sombre (ou albatros brun), commun à Crozet et Amsterdam mais rare à Kerguelen, fréquente plutôt les eaux subtropicales.
Photo: Philippe AMORE

vendredi 10 avril 2015

Feu dans l'atelier garage de la base...un exercice pour les hivernants!

Un incendie qui surviendrait dans un bâtiment d'une base australe est un risque majeur et demande une attention permanente pour tous les hivernants. Les conséquences d'un sinistre, en premier lieu sur la vie humaine, mais aussi sur des installations sensibles et essentielles à la continuité de la vie du groupe en milieu isolé, seraient de nature à mettre en difficulté la mission.
Les binômes d'intervention, se préparent avant d'intervenir en zone enfumée. Photo: Anaïs RAMEAU
C'est pourquoi, la base Alfred Faure dispose d'équipes de pompiers formés pendant la mission à intervenir sur tout sinistre qui pourrait se déclarer. Le chef centrale, Officier Marinier est en charge d'assurer, la prévention, la formation et de l'encadrement des équipes d'intervention.

Cédric, le Chef centrale. Photo: Anaïs RAMEAU
Un centre de secours est situé en haut de la base. C'est le lieu de rassemblement de tous les personnels au déclenchement de la sirène, provoqué en composant le 18 à partir de n’importe quel téléphone.

Clara, l'ornithologue d'origine Espagnol, s'intègre complètement à l'exercice. Photo: Anaïs RAMEAU
Chacun connait son rôle et sa fonction. Le coordinateur de l'équipe d'attaque, de protection, de soutien et médicale est le Discro ou son adjoint en cas d'absence.

Coordination des moyens et des actions, le chef de district a un rôle de directeur des opérations de secours. Photo: Anaïs RAMEAU
Tous les mois un exercice de sécurité est réalisé sur des thèmes très différents. Le dernier en date simulait un incendie dans l'atelier garage avec une victime potentielle à l'intérieur.

Première reconnaissance dans l'atelier garage enfumé. Photo: Anaïs RAMEAU
Ambiance générée de fumée "froide" pour un exercice. Photo d'archive.
Sauvegarde des personnes, des biens et de l'environnement, l'exercice permet de prendre en compte la mission dans cet ordre là et de mettre en pratique la formation reçue pour les pompiers de reconnaissance et de l'attaque, de l'équipe soutien, de protection et du secours médical.
Une équipe de protection, composée de deux jeunes VSC de l'IPEV, Maxime et Aude. Photo: Anaïs RAMEAU
La victime est rapidement prise en compte par les secouristes et le médecin de la base. Elle sera ensuite traitée au sein de l'hôpital, où là encore, l'exercice se poursuivra avec la simulation de la préparation à l'opération du patient.

Prise en compte de la victime retrouvée dans l'incendie et il faut rapidement l'évacuer vers l’hôpital de la base qui se trouve à moins de 300 mètres. Photo: Anaïs RAMEAU

lundi 6 avril 2015

Photo de la semaine 15

En ce lundi de Pâques, la photographie de la semaine vous dévoile l’œuf du Grand Albatros prise pendant la phase de couvaison par l'adulte (80 jours pour cette espèce). Sur les districts des Terres Australes et Antarctiques Françaises, l’œuf est la symbolique de la reproduction des oiseaux marins, tels que les Manchots, les Albatros, Skuas, Pétrels, etc...Aujourd'hui, cet œuf a éclos pour donner naissance au premier poussin Grand Albatros de l'année. 
Bonne fête Pascale à toutes et tous!
Clara, l'ornithologue de la base, au contact d'un Grand Albatros qui couve son œuf. Photo: Discro
Puisque Pâques, pour les chrétiens, célèbre la résurrection du Christ, le symbolisme de l’œuf y a trouvé aussi sa place dans les rites familiaux. Cette coutume d’offrir des œufs le matin de Pâques est apparue vers le IV ème siècle en Europe, et se retrouva en Égypte autour du XI ème siècle, puis en Alsace, vers le XV ème siècle.

jeudi 2 avril 2015

Portrait d'un hivernant à Crozet, Grégory -Technicien télécoms et réseaux



Identité : Grégory P. plus communément appelé Greg.
Age : Il est né le 19 février 1985 à Fontaine les Dijon (21) et a fêté ses 30 ans à Crozet.
Très attaché à sa région de la Côte d’or, il en apprécie ses richesses culinaires et viticoles. Les vins blancs et rouges de Bourgogne sont sa fierté et les noms comme Saint-Aubin, Chassagne-Montrachet, Aloxe-Corton, Nuit Saint Georges et Chorey-les-Beaune sont pour lui des valeurs sûres !
Greg dans la vallée des Branloires à la Baie Américaine, face au sommet où se trouve le relais radio dont il a la charge. Photo: Alain RICCI
Profession : Technicien télécoms et réseaux informatiques
Parcours : Grégory ou plutôt Greg comme tout le monde l’appelle, a décroché son BAC STI (Sciences et Technologies Industrielles) spécialité électronique au lycée Gustave Eiffel de Dijon. Il entreprend ensuite un BTS IRIS à Châlons sur Saône. C’est à la fin de ce parcours scolaire qu’il envisage de devenir militaire et s’engage dans l’armée de l’air. Après de brillantes classes à Rochefort (17) où il terminera dans les premiers de sa promotion, il est muté à Lyon (69) sur la base aérienne 942 à l’ESIC (Escadron des Systèmes d’Information et de Communication) qui deviendra ensuite le CIRISI (Centre Inter-armée des Réseaux d’Infrastructure et des Systèmes d’Information).
Salle des serveurs au BCR. Photo: Georges VERNOIS
Dans son travail au quotidien il déploie, entretient et sécurise les réseaux informatiques de sa région militaire. Voilà bientôt neuf ans qu’il s’est spécialisé dans l’informatique et il compte encore progresser dans ce domaine et prépare au CNAM de Lyon (Conservatoire National des Arts et Métiers) une licence en informatique. Durant sa courte carrière il a déjà participé à des OPEX (Opérations Extérieures) en Afghanistan et à Souda en Crête.

Photo: Georges VERNOIS
Soudain l’envie de mettre sa vie entre parenthèse en métropole et « quitter le système », l’amène à postuler pour les TAAF. En aout 2014, il suit une formation accélérée de trois semaines sur l’île de La Réunion au siège des TAAF qui lui permettra de réaliser sa mission au sein de la base. 
Détachement militaire à l'occasion des cérémonies du 11 novembre. Grégory P. au premier plan. Photo: Catherine KLEIN
Il débarque à Crozet le 30 août 2014 et y restera jusqu’à l’OP2 prévue en septembre 2015. Sa fonction ici au sein du BCR (Bureau Communication et Radio) consiste à maintenir et améliorer les communications avec la métropole et l’île de La réunion, souvent très perturbées par les aléas climatiques de cette région subantarctique. 
Il faut également assurer la veille radio pour la sécurité des transits et l’entretien des équipements comme le relais 26 installé à près de 4 heures de marches et à 600 mètres d’altitude. Il s’occupe également de la station automatique de Météo France, de la téléphonie et des phares et balises qui guident les bateaux se mettant au mouillage dans la Baie du Marin.
C’est à partir de la VSAT, antenne parabolique de relativement petit diamètre (Very Small Aperture Terminal « terminal à très petite ouverture ») que toutes les informations arrivent et sortent de la base. Photo: Georges VERNOIS
La liaison est partagée entre l’IPEV et les TAAF et le débit n’est pas toujours suffisant pour permettre la réception ou l’envoi de toutes les données, tant professionnelles que personnelles des hivernants. Le travail de Greg  consiste donc à utiliser de toutes les astuces et compétences pour améliorer le système. Il faut reconnaitre que depuis son arrivée sur l’île les communications internet se sont nettement améliorées. 
Baguage d'un poussin Albatros hurleur au Bollard Sud. Photo: A.RICCI
Depuis son arrivée, Greg a participé à de nombreuses « manipes » aux côté des scientifiques. Le travail avec les Ornithologues, comme le baguage des poussins Albatros hurleurs est aussi un de ses plus beaux moments de contact avec la faune et la nature des terres australes. De ses différentes missions sur les trois cabanes de l’île, il retient particulièrement la beauté des paysages lors de la descente de la rivière qui mène à la cabane de La Pérouse et le Jardin Japonais à Pointe Basse. 
Aide technique au programme ANTAVIA en Baie du Marin. Photo: Catherine KLEIN
 
 Photo: Georges VERNOIS

Épicurien dans l’âme, Greg respire la joie de vivre et est un élément moteur dans un groupe en hivernage. Il n'hésite donc pas à se déguiser quand il le faut, comme ici lors d'une soirée à l'occasion de la célébration de l'abolition de l'esclavage à La Réunion.
Greg au premier plan, toujours plein de ressources en haut de la piste de la BDM sur le Trail des 40ème rugissants . Photo: Thierry CORRE
Souvent à l’origine des moments de convivialité il sait aussi « récupérer » en faisant régulièrement son sport de prédilection, la course à pied. Récent vainqueur sur le 12 km du « Trail des 40ème rugissants » avec l’équipage du Floréal, il a mis la 52ème mission de Crozet à l’honneur.