samedi 10 juin 2017

Photo du jour : L'Akademyk Treshnikov en Baie Américaine (1er janvier 2017)

La photo du jour, c'est l'Akademyk Treshnikov au mouillage en Baie Américaine (expédition ACE).

Photo non créditée (compte Facebook de l'expédition)

Il s'agit du navire amiral de la flotte océanographique russe, navire à capacité glace, qui a effectué un tour de l'Antarctique entre décembre 2016 et mars 2017.

Plus d'infos dans un article à venir prochainement !

vendredi 9 juin 2017

Info du jour : diffusion du documentaire "Marion Dufresne", navire des îles extrêmes"

Nous vous relayons l'information suivante, qui concerne la diffusion prochaine d'un documentaire sur le Marion Dufresne, dimanche 18 juin à 20h55 sur la chaîne France O.

http://www.francetvpro.fr/france-o/programmes/5423998

Crédit photo : Florian BAILLY
(Présentation issue du site de France Télévision)

Situés à 3 000 km de l’île de La Réunion, les archipels français de Crozet et de Kerguelen émergent de l’océan, perdus entre les 40èmes rugissants et les 50èmes hurlants. Si des colonies de manchots et de phoques résistent à leurs conditions extrêmes, aucun homme n’y réside de façon permanente. Seuls quelques privilégiés (militaires, chercheurs,…) s’y succèdent, séjournant durant de longs mois dans un environnement atypique.

Au cœur de la plus grande concentration d’oiseaux marins au monde, ils recensent, observent et questionnent la nature. Sans liaison aérienne possible, seul un navire s’aventure jusque-là pour les ravitailler. Son nom : le Marion Dufresne

Le Marion Dufresne est un bateau d’exception qui, quatre fois par an, affronte les mers les plus houleuses pour rejoindre des terres que la France met un point d’honneur à occuper et à étudier. Il est le cordon ombilical des îles subantarctiques françaises. 

Pendant 28 jours à bord, sur 9 000 kilomètres, nous suivons son équipage et ses passagers qui embarquent pour les Terres australes et antarctiques françaises et font escale à Tromelin, Crozet, Kerguelen et sur l’île d’Amsterdam.

Les réalisateurs Cécile Clocheret et François Picard nous font vivre une expérience à couper le souffle qui invite à l’exploration de territoires parmi les plus isolés au monde !

mardi 6 juin 2017

Photo de la semaine : le poussin blanc

Un drôle de poussin est né cette année :

Photo : Gilles ROMEDER

Celui-ci n'a cessé d'intriguer les manchologues, qui auraient bien aimé savoir ce qu'il allait devenir en grandissant. Est-ce que cette couleur allait perdurer ? Est-ce qu'il avait moins de chances d'être prédaté que ses congénères marrons pendant sa croissance ?

Photo : Benoît VALLAS

La question a été "tranchée" au bout de quelques semaines... puisque les pétrels ne lui ont pas laissé la chance de grandir. RIP le poussin blanc !

dimanche 4 juin 2017

Réponse : l'incident du 15 mars 1964

Et la bonne réponse était : l'incendie du 15 mars 1964. Cet incident, qui eut lieu durant le premier hivernage - les deux précédentes missions étaient des campagnes d'été uniquement - nous permet de mieux saisir ce qu'étaient les conditions de vie et de travail des pionniers.

Voici ce qu'en dit le compte-rendu officiel réalisé par le conducteur de travaux, responsable de la mise en place de l’infrastructure, Jean Léridon.

Toutes les photos d'archives ont été  transmises par X. Langlet

Il faut se rappeler que les deux premières campagnes d'été avaient eu pour but de trouver un lieu d'installation propice, qui fut rapidement identifié comme le site actuel, situé sur un plateau rocheux relativement plane et à proximité du meilleur mouillage des îles (récit d'Alfred Faure à venir dans quelques articles). A ce stade existait donc encore le camp de base provisoire en Baie du Navire (ou Crique du Navire*), duquel les matériaux étaient montés par les téléphériques jusqu'au plateau. - souvenez-vous : la piste reliant la base à la BdM fut construite seulement dans les années 80.

* La Crique du Navire est le vrai nom de ce qu'on appelle aujourd'hui par habitude Baie du Marin (cf. carte IGN), la BdM étant en réalité la Baie allant de la pointe Max Douguet à la Pointe Lieutard, et la Crique du Navire la crique située au niveau des terres.

De gauche à droite : Michel Naud (Monteur Téléphériste), Hubert Schwebel (Chef Cuisinier), Robert Barron (Mécanicien), Marcel Carrel - de dos - (Menuisier), Claude Guérineau (Plombier) et Jean Leridon (Conducteur de Travaux)

  Voici l'état du camp de base provisoire le lendemain, le 16 mars 1964, avec de gauche à droite :

- un groupe électrogène détruit
- un container bâché, mais dont le contenu est perdu
- une baraque « Arbec » bâchée, une partie du ravitaillement qu’elle contenait ayant pu être sauvée
- l’atelier de matériel et d’outillage complètement détruit
- au premier plan, un fût de vin brûlé


Ci-dessous, la bouteille de propane surchauffée et enflammée, qui a traversé la manchotière comme une fusée pour venir se planter dans la pente après avoir parcouru plus de 150 mètres.


Et la bouteille d’acétylène qui a explosé durant l’incendie :


Pour finir, voici le récit un peu plus détaillé qu'en fit 25 ans plus tard le même J. Léridon dans la lettre de l'AMAPOF du 26 juillet 1989 - aujourd'hui AMAEPF, lien à droite dans la page d'accueil du blog.