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dimanche 7 septembre 2014

La diversité animale en baie du marin

La semaine écoulée a permis aux nouveaux hivernants de la mission 52 arrivés le 30 août, de s'acclimater progressivement à la diversité du monde animal qu'offre la baie du marin à 1,4 km de la base Alfred FAURE.
Tout y est concentré, manchots royaux et leurs poussins, manchots papous, éléphants de mer, pétrel géants, chionis, grand albatros , etc...

Manchot royal
Photo: A.RICCI
Les poussins se rassemblent en crèche et attendent en jeûnant pendant plusieurs mois le retour de leurs parents qui apporteront leur nourriture.
Photo: A.RICCI

Surnommé "Max" Par Cathy, la manchologue, ce poussin perché sur un rocher représente la première naissance de la crèche. Cette semaine elle a formé quelques personnes à capturer les poussins pour prendre leurs mensurations (longueur de bec, taille de l'aileron et poids), afin de comparer leur croissance.
Photo: A.RICCI
Le léopard de mer s'est aussi invité dans cette zone du globe. Ce phoque de grande taille fréquente habituellement les eaux de l'Antarctique . Second prédateur après l'orque, il a une allure reptilienne et se nourrit de jeunes éléphants de mer et de manchots.

Il est doté d'une large mâchoire pourvue de dents acérées et les tâches disposées sur son corps lui valent l'appellation de léopard de mer. 
Photo: A.RICCI
Réputé pour son agilité, c'est un animal puissant qui peut mesurer de 2,5m à 3,3 m pour les mâles et jusqu'à 4,5 m pour les femelles.
Photo: A.RICCI
Pour terminer ce petit reportage photo, le regard attendrissant d'un petit éléphant de mer.
Photo: A.RICCI


mercredi 3 septembre 2014

Relève de la Mission 51 à Crozet

Le samedi 30 août à 6h30, le Marion Dufresne largue les amarres en Baie du Marin devant l’île de la Possession. Baignée par un lever de soleil fantastique, l'île de l'Est prend des couleurs d'automne. Les opérations de ravitaillement de la Base Alfred FAURE peuvent commencer.

Photo: Alain RICCI

Cette OP2 a pour but de ravitailler la base en gas-oil (208 tonnes), vivres et matériaux de construction pour les programmes d'infrastructure à réaliser. Pour cela l'hélicoptère Écureuil qui se trouve à bord du navire a effectué près de 15 heures de vol sur les 3 jours d'escale. Les plus grosses charges sont débarquées sur la baie du marin par un dispositif de mise à l'eau appelé "portière" qui permet un emport de 8 tonnes. C'est aussi la relève des 14 personnels des armées, contractuels et des ouvriers polyvalents présents depuis plus d'un an sur le district.

Photo: Alain RICCI


La baie du marin - la grue PPM permet de décharger les charges lourdes 

Photo: Alain RICCI


750 kg maximum sont acheminés en "sling" par l'hélicoptère

Photo: Alain RICCI


Un léopard de mer a fait escale en même temps que nous sur l’île. il est reparti le lendemain.

Photo: Alain RICCI


Toutes les opérations de chargement et déchargement ont été réalisées ainsi que les missions
au relais 26, le remplacement de la pompe du barrage et la dépose de caillebotis pour la Réserve Naturelle.
On ne peut que saluer le professionnalisme de l’équipage du Marion Dufresne, de l’hélicoptère et de
toutes les équipes à terre.


Photo: Alain RICCI


Merci au discro sortant "Serge FUSTER" et à son équipe pour la qualité de leur travail sur la mission 51


mardi 9 août 2011

Le clip de la campagne d'été 2010-2011

Une mission ce sont des gens qui arrivent et des gens qui s'en vont ... La campagne d'été est toujours la période d'affluence la plus forte. Pour retrouver tous les acteurs de cette campagne 2010-2011, je vous invite à regarder la vidéo réalisée avec talent par Jean-Pierre, notre magne-sismo, disponible à l'adresse suivante :
http://dl.free.fr/mooomwfwT

vendredi 22 juillet 2011

Cérémonie du 14 juillet 2011

La cérémonie du 14 juillet sera la dernière cérémonie de la 48e mission, la 49e mission étant attendu le 24 août prochain. Nous avons donc fêté dignement la fête nationale en procédant à 11h30 à la montée des couleurs sous un vent typiquement crozéen.



Après la phase de mise en place et les efforts de chacun pour résister aux rafales de vent, la cérémonie s'est déroulée au pied du mât des couleurs, devant la veille fillod "menuiserie", vestige au même titre que le téléphérique, de la première "époque" de la base.

 La cérémonie a été suivie d'une collation servie au Cronibar, avant le déjeuner, l'occasion d'immortaliser la 48e mission avec une dernière (?) photo de groupe.

mardi 7 juin 2011

Et la terre continue de tourner ...

Parmi les différentes études menées à Crozet figurent le magnétisme terrestre et la sismologie. Jean-Pierre, volontaire civil à l'aide technique (VCAT) des programmes 133 et 139, fait ci-dessous un petit point sur les observations récoltées depuis son arrivée en novembre dernier :

Après 6 mois passés à Crozet, les données concernant le magnétisme terrestre et la sismologie commencent à donner un aperçu global de l'activité géophysique de notre chère planète bleue. 

En magnétisme, nous avons pu constater que l'activité solaire a repris un nouveau cycle de 11 ans, après une période de calme, donnant de beaux orages magnétiques et des aurores australes visibles à partir du 50e parallèle. Dommage que Crozet soit un peu trop haut pour permettre de les voir.

En sismologie, l'évènement majeur de ces 6 derniers mois est évidemment le tsunami qui a ravagé la côte ouest du Japon, qui se classe parmi les plus puissants jamais enregistrés depuis le début des enregistrements sismiques. Le séisme a eu lieu à 5h46 et l'onde s'est propagée à travers la planète jusqu'à Crozet qui a reçu la première onde à 6h01, soit seulement un quart d'heure pour parcourir environ 12500 km.


Pour les autres séismes, le dernier décompte est de 445 séismes identifiés à Crozet depuis le 16 novembre 2010. La répartition à la surface du globe est la suivante :

On peut s'apercevoir, sans surprise, que les séismes ont principalement eu lieu sur les failles océaniques, en particulier sur la faille séparant la plaque Pacifique de l'Asie et de l'Océanie. Cette faille est sans conteste la plus active du monde.

La Japon a aussi beaucoup pris, des répliques s'étant succédées durant au moins 3 semaines après le tsunami.

Statistiques sismiques de cette période (du 16/11/2010 au 21/02/2011) :
Nombre de séismes détectés : 445
Profondeur moyenne : 49,3 km
Force moyenne : 5,6
Distance moyenne de l'épicentre à Crozet : 10000 km

jeudi 26 mai 2011

Des visiteurs très attendus

Quand on habite sur une île perdue au milieu de nulle part, on a peu l’occasion de voir passer du monde en dehors de opérations de ravitaillement assurées par le Marion Dufresne. Alors un navire qui s’annonce, c’est à coup sûr un moment privilégié dans la semaine. Dans la majorité des cas, nos visiteurs nous abordent le matin pour nous quitter en fin de journée mais parfois certains s’enhardissent à rester deux ou trois jours. C’est toujours pour la base un plaisir d’accueillir ces marins de passage et c’est l’occasion pour les cuisines de mettre les petits plats dans les grands. C’est aussi l’opportunité de procéder à des échanges entre membres de la mission et personnels du bord et de découvrir nos univers réciproques.

Notre premier visiteur, en dehors du Marion Dufresne, a été un navire de pêche, l’Ile Bourbon, le 31 août 2010. Le patrouilleur austral Osiris s’est présenté devant Port Alfred le 3 décembre 2010. Notre visiteur suivant fut la frégate de surveillance Nivôse, juste avant la nouvelle année. Le patrouilleur austral Albatros et l’Ile Bourbon, le 2 février 2011, précédèrent de quelques jours les bateaux de pêche Mascareignes III et Croix du Sud venus procéder en face de Port Alfred à une opération de ravitaillement du premier vers le second. La frégate de surveillance Floréal et son hélicoptère Hélios nous ont ensuite rendu visite fin mars 2011. Et notre dernier visiteur a été de nouveau l'Osiris le 5 mai dernier. Autant de rencontres agréables et d’images à garder en souvenir …

31 août 2010 Ile Bourbon


Le Marion nous a à peine quittés que l’Ile Bourbon vient demander assistance. Heureusement sans gravité. Une première occasion pour la 48e mission de découvrir l’univers des marins pêcheurs dans les quarantièmes rugissants.

L’Ile Bourbon est un palangrier-congélateur sorti en 2001 des Chantiers Piriou de Concarneau ; il est le premier bateau de ce type à être construit dans un chantier français. Il est affrété par SAPMER. Il mesure 55,49 mètres pour une largeur de 11,02 mètres et, pour les curieux, je vous invite à consulter le site de SAPMER où tous les navires du groupe sont décrits.

3 décembre 2010 Osiris

Monter à bord est un art qui se déguste avec raffinement ... Mais l’accueil vaut bien quelques efforts même si le déjeuner a parfois été compliqué par une petite houle légère mais ô combien présente ....
Pour la petite histoire, l’'OSIRIS est un patrouilleur austral des Affaires maritimes, en service depuis le 10 décembre 2003, date de son premier départ en mission de surveillance dans les zones économiques des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF).

Construit en 1968 à Vigo en Espagne, il a d’abord connu pendant près de 30 ans une première vie de chalutier avant d'être transformé en palangrier en 1998. Sous les noms CISNE ROJO, pavillon Belize, puis LINCE, pavillon Seychelles, il s’est taillé une réputation de braconnier de la légine, jusqu’à ce que, le 13 janvier 2003, le LINCE soit surpris en flagrant délit de pêche illégale par la frégate de surveillance NIVOSE en ZEE de Kerguelen avec 190 tonnes de légine dans ses cales. Dérouté vers la Réunion, saisi puis confisqué par décision de justice le 7 février 2003, le navire a été transformé en patrouilleur austral aux chantiers navals de l’Océan indien à l’Ile Maurice. Les Affaires maritimes affrètent le navire, rebaptisé " OSIRIS ", au groupement d'intérêt économique " Protection - Légine - Réunion " (GIE PLR), constitué pour l'occasion par les armements autorisés à pêcher la légine dans le Grand Sud.

L'exploitation du navire est financée par l'administration des TAAF sur ses ressources propres et par une augmentation de la taxe sur les prises de légine par les palangriers autorisés. L'OSIRIS effectue 150 jours de mission par an, principalement dans la zone économique des îles Kerguelen.
30 décembre 2010 Nivôse
L’escale du Nivôse a débuté au tout petit matin … Le comité d’accueil était prêt pour 6h30, plus ou moins bien réveillé, après un réveil en fanfare, le navire étant resté à l’heure de Kerguelen. Le Nivôse est la 3ème unité de la série des six frégates de surveillance de la Marine nationale. Construit par les chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire, puis armé à Lorient par la direction des constructions navales, il a été mis en chantier le 16 janvier 1991, lancé le 10 août 1991 et admis au service actif le 16 octobre 1992. Basé à La Réunion (Port-des-Galets), le navire assure, notamment dans les Terres australes et antarctiques françaises, avec son sistership le Floréal la police de la navigation ainsi que la surveillance des pêches dans les ZEE entourant les districts. C’est dans ce cadre que nous avons la chance de le voir passer de temps à autre sur la zone.

Une escale placée sous le signe de la convivialité avec 48 membres d’équipage descendus à tour de rôle sur base, dont le commandant du Nivôse, le capitaine de frégate C.-H. DARD, son second, et l’aumônier du bord invité à célébrer une messe dans notre petite chapelle Notre-Dame des Oiseaux.

Tous se sont mis en quatre pour que les visiteurs en profitent au maximum. Campagnards d’été et hivernants ont ainsi accompagné les arrivants pour leur faire découvrir la base et son environnement magique, la baie du marin ; l’occasion également pour eux de montrer leur travail et d’expliquer les enjeux des recherches menées sur l’Ile de la Possession.
L’occasion également pour vingt et un membres de la base de visiter la frégate et pour treize d’y déjeuner. Campagnards d'été et hivernants ont ainsi découvert le lieu de vie d'un équipage composé d'une centaine de personnes, les équipements du navire et son armement, sans oublier l'hélicoptère indispensable à la patrouille maritime. Stéphane et Lætitia en compagnie du commandant sur le pont avant ont pu apprécié sa visite guidée du Nivôse tandis qu'Edwige, Robin et Vévé visitaient la passerelle.


Les au revoir se font sur le ponton où tous les accompagnateurs et visiteurs se retrouvent pour un dernier adieu en fin de journée.










2 février 2011 Albatros et Ile Bourbon


Le patrouilleur austral Albatros, mis en service en 1967, a pour mission principale la surveillance et le contrôle des zones économiques exclusives (ZEE) des Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF) jouxtant l'archipel de Crozet, les îles Kerguelen, Saint-Paul et Amsterdam.

C’est sous un ciel gris que le navire s’est présenté devant Port Alfred à 7h00 du matin. Pendant que les équipes médicales du bord et de la base se regroupaient à l’hôpital pour une intervention, une partie de l’équipage et son commandant, le capitaine de frégate S. FAURY ont pu descendre à terre. Comme pour le Nivôse, la base s’était organisée pour les accueillir au mieux et leur faire découvrir notre environnement. De la même manière, une partie de membres de la mission était cordialement invitée à bord.
La météo, moins clémente, a écourté l’escale de la frégate qui nous a quittés en début d’après-midi tandis que l’Ile Bourbon, arrivé sur zone vers 11h00, achevait d’amener du travail pour le Bibcro. Qu’on se le dise dans la zone, Crozet a le meilleur hôpital du coin et une équipe médicale au top !

13 février 2011 Mascareignes III et Croix du Sud
Un ravitaillement en baie de Crozet ! De navire à navire en plus. C’est ce qui nous attendait quand la Croix du Sud a pris contact avec la base (et son armement avec le siège des TAAF à la Réunion) pour demander assistance (une histoire de manche manquante …). Une journée bien remplie pour les deux navires arrivés sur zone tôt le matin. L’occasion aussi de faire connaissance avec une partie des équipages, et avec le COPEC (contrôleur des pêches) du Mascareignes III, Paul TIXIER.

De belles photos que le gérant postal, Stéphane, accompagné de Kozué, Lætitia, Astrid, Marguerite et Édith, n’a pas hésité à aller chercher à la source, directement sur place, pour le plus grand plaisir de nos yeux et de philatélistes réjouis. Le palangrier-congélateur Croix du Sud I est un navire initialement construit en Norvège et entièrement refondu aux Chantiers Piriou de Concarneau. Exploité depuis 1999 pour la pêche à la palangre de la légine et autres espèces de grands fonds dans les mers australes, tout spécialement dans les zones économiques de Crozet et de Kerguelen sous autorisation de pêche délivrée par les Terres Australes et Antarctiques Françaises, il est affrété par SAPMER et mesure 54m30 pour une largeur de 9m01.
Quant au Mascareignes III, il a été construit en 2001 par les chantiers Piriou de Concarneau. Il s’agit d’un “sistership” de l'Albius et de l’Île Bourbon (notre visiteur d’août et de février - mêmes caractéristiques). Basé à La Réunion, ce palangrier-congélateur, pêche la légine et d’autres poissons vivant par grands fonds (-2 000 m) dans les ZEE de Crozet et Kerguelen, sous autorisation de pêche délivrée par les Terres Australes et Antarctiques Françaises.

30 mars au 1er avril 2011 Floréal

Les membres de la mission ont également été chaleureusement accueilli à bord après avoir gagné le navire, pour certains par voie maritime, pour d’autres par voie aérienne. Dans les deux cas, enfiler la combinaison de survie et surtout se déplacer avec (surtout quand on mesure moins d’1m70 et que l’on ne chausse pas du 40) relève du grand art … Aurore, Jean-Pierre, Vincent, Maxime et Vévé peuvent en témoigner !
Moment rare, même les orques ont tenus à faire une apparition remarquée et saluée par tous.L’équipage et son commandant, le capitaine de frégate M. VERNON, se sont prêtés de bonne grâce aux demandes de l’équipe de cinéastes amateurs éclairés de Crozet désireuse de tourner quelques plans bien particulier pour son prochain grand film d’horreur.
5 mai 2011 Osiris, le retour de Jacques
Dernier navire en date à s’être présenté devant Port Alfred, l’Osiris était attendu avec impatience. D’abord parce nous étions ravis de le revoir (malgré un douloureux souvenir de mal de mer chez la chef de district), ensuite parce qu’il nous amenait du matériel dont nous avions un besoin urgent. Arrivé la veille, le navire s’est mis à l’abri de l’Ile de l’Est jusqu’au lendemain, après avoir essuyé une mer pour le moins agitée durant plusieurs jours.

Comme à l’accoutumée, nous avons échangé une partie de l’équipage contre une partie des membres de la mission qui, une fois à bord, ont bravé la houle pour se diriger droit vers l’Ile de l’Est. La prise de mercalm ne fut malheureusement pas d’un secours suffisant pour tous et nous échangions en fin de matinée deux de nos pioupious contre le Gérant postal qui emportait avec lui précautionneusement tous les plis philatéliques qu’il avait soigneusement préparés à la signature du capitaine Jacques Deshayes.
Tandis que l’Osiris s’en allait déjeuner quelque part du côté de la baie américaine avec notre petit monde à son bord, les deux gendarmes du bord et l’un de membre de l’équipage partageaient joyeusement notre table les pieds bien sur terre, après avoir fait le tour de la baie du marin et de la base. Une escale courte, mais appréciée de tous.